Emploi-agriculture.fr

16 448 inscrits ·

Métiers, salaires et conseils

Ramasseur de volailles : travail de nuit, équipes, conditions et salaire

Ramasseur ou attrapeur de volailles : enlèvement des lots en équipe de nuit, bien-être animal, biosécurité, effort physique, employeurs, contrat, salaire.

Des offres d'emploi vous attendent

Voir les offres

Le ramasseur de volailles, aussi appelé attrapeur, attrape les poulets, dindes ou canards en fin d'élevage et les place dans les caisses ou les conteneurs qui partent vers l'abattoir. Il travaille en équipe, surtout la nuit, pour une entreprise de ramassage, un groupement de producteurs ou un abattoir. Le métier est physique et accessible sans diplôme, mais il demande de la rigueur : le bien-être animal et la biosécurité encadrent chaque geste.

L'enlèvement d'un lot, étape par étape

  • Arrivée de l'équipe. L'équipe arrive à l'élevage à l'heure fixée par le planning de l'abattoir, avec un chef d'équipe, un conducteur de chariot et le chauffeur du camion.
  • Tenue et biosécurité. Combinaison, bottes, gants et masque propres à chaque élevage, pour ne pas transporter de maladie d'un site à l'autre.
  • Lumière réduite. Le ramassage se fait à la tombée de la nuit ou la nuit, sous un éclairage faible, pour limiter le stress des animaux.
  • Attrapage et mise en caisse. Les volailles sont attrapées calmement et placées dans les caisses ou les tiroirs des conteneurs, sans dépasser la densité prévue. Le chariot charge ensuite les conteneurs dans le camion.
  • Tri. Les animaux blessés ou malades sont signalés au chef d'équipe et à l'éleveur : ils ne doivent pas partir avec le lot.
  • Fin de chantier. Rangement et nettoyage du matériel avant l'élevage suivant.

Certaines entreprises utilisent des machines de ramassage, mais l'attrapage à la main reste très répandu.

Le bien-être animal : ce que dit la réglementation

Le chargement fait partie du transport des animaux, encadré par le règlement européen (CE) n° 1/2005 relatif à la protection des animaux pendant le transport. Ce texte interdit notamment de manipuler les animaux d'une manière qui leur cause des douleurs ou des souffrances inutiles, et un animal qui n'est pas apte au transport, par exemple blessé, ne doit pas être chargé. En pratique, l'employeur forme les équipes aux bons gestes. Des formations spécifiques au ramassage, au bien-être animal et à la biosécurité existent, par exemple à l'ITAVI, l'institut technique de l'aviculture.

Conditions de travail

  • Travail de nuit, souvent du dimanche soir au vendredi matin, avec des horaires qui varient selon les tournées.
  • Effort physique : position penchée, gestes répétés, port de charges. Les troubles du dos et des poignets sont le principal risque ; échauffement et rotation des postes aident.
  • Ambiance : poussière, ammoniac, chaleur l'été. Le masque est indispensable.
  • Déplacements d'un élevage à l'autre, souvent en minibus d'équipe. Le permis B est parfois demandé.

Les règles de prévention sont rappelées dans notre guide de la sécurité au travail agricole.

Employeurs et contrats

  • Entreprises spécialisées de ramassage, prestataires des abattoirs et des groupements.
  • Abattoirs et groupes de volailles, qui ont parfois leur propre service de ramassage.
  • Groupements et organisations de producteurs.
  • Agences d'intérim, très présentes sur ce métier.

Les contrats vont de l'intérim et du CDD au CDI, à temps plein ou partiel. Les postes se concentrent dans les régions de production de volailles, en particulier en Bretagne, dans les Pays de la Loire et en Nouvelle-Aquitaine.

Salaire

Il n'existe pas de grille propre aux ramasseurs : le salaire dépend de la convention collective de l'employeur. Le salaire de base ne peut pas être inférieur au SMIC. Le travail de nuit ouvre en général droit à une majoration ou à une prime, et des primes de panier ou d'assiduité s'ajoutent souvent. Demandez le détail à l'embauche et vérifiez-le sur votre fiche de paie.

Accès et évolution

Aucun diplôme n'est exigé : l'employeur forme sur le terrain. On attend surtout une bonne condition physique, de la ponctualité et le respect des consignes. Avec l'expérience, on peut devenir chef d'équipe, conducteur de chariot, ou passer chauffeur de camion de volailles vivantes, un poste qui demande un permis poids lourd et un certificat de compétence pour le transport des animaux (voir chauffeur de bétaillère). D'autres rejoignent l'élevage comme agent d'élevage avicole ou le couvoir comme ouvrier en couvoir.

Trouver un poste

Consultez les offres en élevage de volailles, porcs et petits ruminants et les agences d'intérim de votre secteur. Les entreprises de ramassage recrutent toute l'année.

Pour aller plus loin

Questions fréquentes

Pourquoi le ramassage des volailles se fait-il la nuit ?

La nuit et sous une lumière faible, les volailles sont plus calmes. Le ramassage à la tombée de la nuit ou la nuit limite leur stress et facilite l'attrapage, puis le départ vers l'abattoir selon son planning.

Faut-il un diplôme pour être ramasseur de volailles ?

Non. L'employeur forme sur le terrain aux gestes, au bien-être animal et à la biosécurité. On attend surtout une bonne condition physique, de la ponctualité et le respect des consignes. Le permis B est parfois demandé.

Quel est le salaire d'un ramasseur de volailles ?

Il dépend de la convention collective de l'employeur. Le salaire de base ne peut pas être inférieur au SMIC, et le travail de nuit ouvre en général droit à une majoration ou à une prime, souvent complétée par des primes de panier ou d'assiduité.

Quels contrats pour un ramasseur de volailles ?

L'intérim et le CDD sont fréquents, mais les entreprises de ramassage et les abattoirs embauchent aussi en CDI, à temps plein ou partiel.

Quelles règles de bien-être animal au ramassage ?

Le chargement relève du règlement européen (CE) n° 1/2005 sur la protection des animaux pendant le transport. Il interdit notamment les manipulations qui causent des douleurs ou des souffrances inutiles, et un animal inapte, par exemple blessé, ne doit pas être chargé.

Le métier de ramasseur est-il difficile ?

Oui, physiquement : travail de nuit, position penchée, gestes répétés, poussière et chaleur. Le principal risque concerne le dos et les poignets. L'esprit d'équipe et la rotation des postes rendent le travail plus supportable.

Des offres d'emploi vous attendent

Voir les offres

À lire aussi

Publier

Chargement…