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Technicien et installateur en irrigation agricole : missions, saisons et formation

Technicien et installateur en irrigation agricole : pivots, enrouleurs, goutte-à-goutte, pompage, automatismes, saisons, employeurs, formation.

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Le technicien en irrigation agricole installe, met en service, entretient et dépanne les équipements qui apportent l'eau aux cultures : pivots, enrouleurs, couvertures d'aspersion, goutte-à-goutte, stations de pompage et automatismes. Il travaille pour un distributeur spécialisé, une concession de matériel agricole ou une coopérative, et son activité suit le calendrier des cultures : chantiers d'installation hors saison, dépannages urgents en été. Pour l'entretien des tracteurs et des machines de récolte, voir la fiche mécanicien agricole.

Les postes en irrigation

PosteRôle
Installateur ou monteur en irrigationPose des canalisations, montage des pivots et des rampes, raccordement des pompes, des filtres et des réseaux de goutte-à-goutte.
Technicien SAV irrigationMaintenance préventive, remise en route avant la campagne, diagnostic et dépannage chez l'agriculteur.
Électromécanicien irrigationArmoires électriques, variateurs de pompes, programmateurs, sondes et télégestion.
Magasinier vendeur irrigationConseil au comptoir, vente de pièces et de fournitures (tuyaux, raccords, asperseurs, goutteurs), gestion du stock. Voir aussi le magasinier pièces agricoles.
Coordinateur ou responsable irrigationPlanifie les chantiers et les interventions, encadre les techniciens, établit les devis, suit les clients.

Le matériel à connaître

  • Pivots et rampes frontales : grandes structures automotrices pour les grandes cultures, avec tours, moteurs, boîtiers de commande et souvent pilotage à distance.
  • Enrouleurs : bobine de tuyau et canon ou rampe d'arrosage, très utilisés en grandes cultures et en légumes de plein champ.
  • Couverture intégrale et aspersion : réseaux d'asperseurs fixes ou déplacés, notamment en légumes et en protection contre le gel.
  • Goutte-à-goutte et micro-aspersion : arboriculture, maraîchage, vigne, cultures sous abri, avec filtration et injection d'engrais (fertirrigation).
  • Pompage et réseaux : forages, pompes de surface ou immergées, canalisations enterrées, vannes, compteurs.
  • Automatismes : programmateurs, sondes d'humidité du sol, stations météo, télégestion depuis un ordinateur ou un téléphone.

Les missions

  • Étudier et installer : relevé de la parcelle, dimensionnement avec le bureau d'études ou le commercial, pose, raccordements, essais en pression.
  • Mettre en service : réglages, paramétrage des automatismes, explications à l'agriculteur.
  • Entretenir : révision avant la campagne, contrôle des pompes, des joints, des filtres et des asperseurs, vidange et mise hors gel en fin de saison.
  • Dépanner : panne de pompe, défaut électrique, casse de canalisation, pivot arrêté. En pleine sécheresse, chaque jour d'arrêt pèse sur la récolte.
  • Rédiger les rapports d'intervention, commander les pièces, préparer les devis de réparation.

Un métier saisonnier

  • Automne et hiver : chantiers d'installation et de rénovation, révisions en atelier, formation.
  • Printemps : remise en route des installations, derniers chantiers avant les semis et les plantations.
  • Été : campagne d'irrigation, dépannages urgents, parfois astreintes et journées longues.
  • Fin de saison : vidange, hivernage et protection des installations contre le gel.

Les postes sont souvent en CDI, avec une charge très inégale selon les mois ; certaines entreprises recrutent des renforts en CDD pour l'été. L'activité est plus dense là où l'irrigation est répandue, en particulier dans les zones de maïs irrigué, de légumes et de fruits.

Les employeurs

  • Distributeurs et installateurs spécialisés en irrigation, qui vendent, posent et entretiennent le matériel.
  • Concessions de matériel agricole dotées d'un service irrigation ; voir les métiers en concession agricole.
  • Coopératives et négoces, qui vendent du matériel et des fournitures d'irrigation à leurs adhérents ou clients.
  • Constructeurs, pour des postes de technicien support, de formateur ou de technico-commercial.
  • Gestionnaires de réseaux collectifs : associations syndicales d'irrigants et sociétés d'aménagement, qui entretiennent canaux, stations de pompage et réseaux sous pression.

Sécurité et habilitation électrique

Les interventions sur les armoires, les pompes et les moteurs des pivots exposent au risque électrique. Les opérations sur les installations électriques ou à proximité sont réservées aux salariés habilités (article R. 4544-9 du code du travail) ; l'habilitation est délivrée par l'employeur après une formation théorique et pratique. Les consignations avant intervention, le travail près de l'eau sous pression et les manutentions lourdes font aussi partie des risques à maîtriser.

Formation et accès

  • Bac pro maintenance des matériels option A ou bac pro agroéquipement, pour la mécanique et l'hydraulique.
  • Bac pro métiers de l'électricité et de ses environnements connectés (MELEC), apprécié pour les postes d'électromécanicien.
  • BTSA gestion et maîtrise de l'eau (GEMEAU) : selon l'Onisep et les fiches des lycées agricoles qui le préparent, il ouvre notamment sur le conseil et la technique en irrigation agricole.
  • BTSA génie des équipements agricoles (GDEA) ou BTS techniques et services en matériels agricoles (TSMA), pour les postes de technicien et d'encadrement.

Les fabricants et les distributeurs forment ensuite leurs techniciens à leurs matériels. Une expérience en exploitation irriguée, en plomberie, en électricité ou en mécanique agricole est un vrai atout.

Salaire

Il n'existe pas de grille propre au métier. En concession ou chez un distributeur de matériel, la convention collective SDLM (IDCC 1404) s'applique en général, avec un coefficient qui dépend des responsabilités et de l'autonomie du poste ; ses minimums sont détaillés dans la fiche mécanicien agricole. En coopérative, c'est la convention de la coopérative qui s'applique. Dans tous les cas, le salaire de base ne peut pas être inférieur au SMIC. Demandez le détail des primes d'astreinte et des heures supplémentaires d'été.

Évolution

Technicien confirmé, chef d'équipe de pose, responsable SAV ou coordinateur irrigation, technico-commercial en irrigation, ou chef d'atelier. Voir aussi la fiche responsable SAV agricole.

Trouver un poste

Consultez les offres en agroéquipement et les offres en grande culture, ainsi que les sites des distributeurs d'irrigation et des coopératives de votre région. Les recrutements sont fréquents en fin d'hiver, avant la campagne.

Certificats utiles

  • Habilitation électrique, délivrée par l'employeur après formation, pour intervenir sur les armoires et les moteurs (article R. 4544-9 du code du travail).
  • Autorisation de conduite délivrée par l'employeur pour la mini-pelle ou le chargeur utilisés pour les tranchées ; le CACES R482 est la preuve de formation la plus reconnue : voir conduite du télescopique.
  • Tous les certificats utiles en agriculture, métier par métier : notre guide Certiphyto, CACES, permis : quels certificats pour travailler en agriculture.

Pour aller plus loin

Questions fréquentes

Que fait un technicien en irrigation agricole ?

Il installe, met en service, entretient et dépanne les équipements d'irrigation : pivots, enrouleurs, asperseurs, goutte-à-goutte, pompes, armoires électriques et automatismes. Il conseille aussi l'agriculteur sur les réglages.

Le métier est-il saisonnier ?

En partie. Les installations et les révisions se font plutôt en automne et en hiver, la remise en route au printemps, et l'été est consacré aux dépannages pendant la campagne d'irrigation, parfois avec des astreintes. Beaucoup de postes sont toutefois en CDI.

Faut-il une habilitation électrique ?

Oui pour intervenir sur les installations électriques ou à proximité, comme les armoires de pompage ou les moteurs des pivots. L'habilitation est délivrée par l'employeur après une formation (article R. 4544-9 du code du travail).

Quelle formation pour travailler dans l'irrigation agricole ?

Un bac pro maintenance des matériels, agroéquipement ou électricité (MELEC) pour débuter ; un BTSA gestion et maîtrise de l'eau (GEMEAU), un BTSA génie des équipements agricoles ou un BTS TSMA pour les postes de technicien. Les fabricants forment ensuite à leurs matériels.

Qui recrute des techniciens en irrigation ?

Les distributeurs et installateurs spécialisés, les concessions de matériel agricole, les coopératives et négoces, les constructeurs et les gestionnaires de réseaux collectifs d'irrigation.

Quelle évolution après un poste de technicien irrigation ?

Chef d'équipe de pose, coordinateur ou responsable SAV irrigation, technico-commercial en irrigation ou chef d'atelier.

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