L'horticulteur produit des plantes en pot, des plantes à massif, des fleurs coupées ou des vivaces, sous serre ou en plein air. Comme salarié, on démarre souvent ouvrier horticole, payé au minimum au SMIC : l'Onisep indique un salaire débutant à partir de 1 867 € brut par mois. Le métier est accessible avec un CAPa, et beaucoup d'entreprises forment sur le terrain.
Le métier au quotidien
Le travail suit le cycle des cultures, du semis ou de la bouture jusqu'à l'expédition.
- Multiplication : semis, bouturage, repiquage des jeunes plants (godets, mottes, plaques alvéolées).
- Rempotage et distançage : passer les plantes en pot plus grand, espacer les pots sur les tablettes ou les aires de culture pour qu'elles se développent.
- Conduite de culture : arrosage, fertirrigation, pincement, taille, tuteurage, désherbage, surveillance des ravageurs et protection biologique intégrée.
- Gestion du climat : en serre, le chauffage, l'ombrage et l'humidité sont pilotés par ordinateur. L'ouvrier contrôle et signale les écarts.
- Préparation de commandes : tri, étiquetage, mise sur chariots danois, chargement pour les jardineries, fleuristes et grossistes.
Les outils : rempoteuse, table de repiquage, chariots, transpalette, parfois un poste de pilotage climatique.
Où on l'exerce
Les employeurs sont des entreprises horticoles de production, des pépinières mixtes, des coopératives et quelques jardineries qui produisent elles-mêmes.
- Pays de la Loire et Anjou : c'est la première région horticole française selon la DRAAF. Le Maine-et-Loire est le premier département pour les plantes en pot, les plantes à massif, les vivaces et aromatiques et les plants de rosiers.
- Bretagne : plantes en pot et production sous serre.
- Var et Alpes-Maritimes : fleurs coupées autour d'Hyères, plantes méditerranéennes et plantes à parfum.
Le pic de travail se situe au printemps, quand les jardineries se remplissent. Les entreprises renforcent leurs équipes de la fin de l'hiver jusqu'en juin, puis à l'automne pour les chrysanthèmes et les bulbes. Ces renforts sont souvent la porte d'entrée vers un CDI.
Formation et accès
- CAPa métiers de l'agriculture, en 2 ans après la 3e.
- BP responsable de productions légumières, fruitières, florales et de pépinières, accessible en formation adulte.
- Bac pro conduite de productions horticoles (arbres, arbustes, fruits, fleurs, légumes), en 3 ans.
- BTSA métiers du végétal : alimentation, ornement et environnement, pour viser un poste de chef de culture.
Sans diplôme, une saison en serre permet de montrer votre sérieux. Si vous appliquez des traitements, le Certiphyto est exigé.
Salaire
Les entreprises horticoles relèvent de la convention collective nationale de la production agricole et des CUMA, parfois complétée par un accord territorial. Les minima horaires bruts vont de 12,31 € au palier 1 à 13,37 € au palier 5, et 14,79 € au palier 7. Un ouvrier qui gère seul une serre ou une équipe de rempotage peut prétendre à un palier plus élevé que le débutant. Détails dans notre article sur le salaire de l'ouvrier agricole.
Évolution
Après quelques saisons : ouvrier qualifié, responsable de serre, puis chef de culture. Certains se spécialisent dans le pilotage climatique, la protection biologique ou la logistique d'expédition. D'autres s'installent à leur compte.
Trouver un poste
Les entreprises horticoles publient leurs annonces dans la rubrique maraîchage et horticulture. Pour les renforts de printemps, regardez aussi les offres saisonnières et les offres en Pays de la Loire. Un CV agricole qui cite les cultures et le matériel connus fait la différence.