En 2026, un ouvrier agricole débutant gagne au minimum le SMIC : 12,31 € brut de l'heure, soit 1 867,02 € brut par mois pour 35 heures. Avec de l'expérience et de l'autonomie, la convention collective prévoit des minimums plus élevés.
La grille de la convention collective
La plupart des salariés de la production agricole et des CUMA relèvent d'une convention collective nationale. Votre poste reçoit des points selon cinq critères (technicité, autonomie, responsabilité, management, relationnel). Le total donne un palier, et chaque palier a un taux horaire minimum.
| Palier | Taux horaire brut minimum | Brut mensuel (35 h) |
|---|---|---|
| 1 | 12,31 € | 1 867,02 € |
| 2 | 12,40 € | 1 880,71 € |
| 3 | 12,57 € | 1 906,49 € |
| 4 | 12,84 € | 1 947,44 € |
| 5 | 13,37 € | 2 027,83 € |
| 6 | 13,99 € | 2 121,86 € |
| 7 | 14,79 € | 2 243,20 € |
Les paliers 1 à 3 correspondent en général à un travail d'exécution selon des consignes. Plus vous travaillez seul, conduisez du matériel coûteux, gérez un troupeau ou encadrez des saisonniers, plus le palier monte. Des accords territoriaux peuvent compléter la grille : renseignez-vous dans votre département.
Conseil : demandez votre palier par écrit à l'embauche. Il doit figurer sur le contrat et le bulletin de paie. Après une ou deux saisons, si vos tâches ont changé, demandez une révision de votre classement.
Du brut au net
Pour un salaire proche du SMIC, le net représente environ 79 % du brut : le SMIC net tourne autour de 9,74 € de l'heure, soit près de 1 477 € par mois pour 35 heures. Au palier 4, comptez environ 1 540 € net par mois ; au palier 7, environ 1 775 €. Ce sont des ordres de grandeur.
Les heures supplémentaires
En agriculture, les semaines dépassent souvent 35 heures en saison. Au-delà de 35 heures, les heures supplémentaires sont majorées au taux légal : 25 % pour les huit premières, 50 % ensuite, sauf accord prévoyant un autre taux. La durée du travail ne peut pas dépasser 48 heures sur une même semaine, sauf dérogation.
Beaucoup d'exploitations annualisent le temps de travail : on fait plus d'heures au printemps et à la récolte, moins en hiver, avec un salaire lissé. Les heures supplémentaires sont alors calculées sur la période, pas semaine par semaine. Demandez à l'embauche quel système s'applique, et notez vos heures chaque jour : c'est votre meilleure preuve en cas de désaccord.
Primes et avantages
Selon l'exploitation, la paie peut inclure :
- une prime de fin d'année ou un 13e mois, fixés par accord ou par le contrat ;
- des primes liées au poste : traite, astreinte, conduite, résultats ;
- la majoration des heures de dimanche ou de jour férié prévue par les accords applicables.
Le logement, un avantage qui compte
Le logement fourni par l'employeur est fréquent, surtout pour les postes avec astreinte ou en élevage. Il peut être gratuit ou faire l'objet d'une retenue encadrée sur le salaire. Faites préciser par écrit le montant retenu, qui paie l'eau et l'électricité, et ce qui se passe à la fin du contrat. Voyez notre guide loge et nourri.
Trouver un poste mieux payé
Pour progresser, misez sur ce qui fait monter le palier : conduite autonome d'engins, Certiphyto, soins aux animaux, encadrement. Consultez les offres en CDI, où le salaire est souvent indiqué, et comparez avec les métiers agricoles les mieux payés.