Le cueilleur de cerises récolte les fruits à la main, avec leur queue, de mai à juillet selon les régions. C'est un emploi saisonnier ouvert sans expérience, payé au moins le SMIC. La saison est courte et intense : les cerises n'attendent pas.
Le métier au quotidien
La cerise est l'un des fruits les plus délicats à cueillir. Elle ne mûrit plus après la récolte et s'abîme vite : tout se fait à la main.
- Cueillir avec la queue : on saisit le pédoncule entre le pouce et l'index et on le détache du bouquet d'un mouvement de torsion, sans tirer sur le fruit. Une cerise sans queue s'abîme et se vend mal.
- Préserver les bourgeons : on ne casse pas les petites branches qui portent les fruits de l'année suivante.
- Trier sur l'arbre : on laisse ou on écarte les fruits fendus, piqués ou pas assez colorés, selon les consignes.
- Remplir le seau : un seau accroché à l'échelle ou à la ceinture, vidé ensuite dans des caisses ou des plateaux en bout de rang.
Les arbres se cueillent depuis des échelles de verger, souvent à trois pieds, qu'il faut déplacer et caler à chaque arbre. Certains vergers récents, plus bas ou palissés, se cueillent en partie à pied.
Où on l'exerce
| Bassin | Particularités |
|---|---|
| Vaucluse, coteaux du Ventoux | premier département producteur de cerises selon la DRAAF PACA ; IGP Cerise des coteaux du Ventoux, récolte manuelle imposée |
| Monts du Lyonnais | vergers de coteaux, nombreuses petites exploitations, vente directe et coopératives |
| Pyrénées-Orientales, Céret | parmi les cerises les plus précoces de France, saison qui démarre tôt |
| Drôme, Ardèche, Gard | autres vergers du couloir rhodanien et du Languedoc |
L'IGP Cerise des coteaux du Ventoux, reconnue par l'Union européenne en 2021, est la première cerise française à avoir obtenu ce signe de qualité selon l'INAO. Son cahier des charges impose une cueillette manuelle et une sélection visuelle des fruits.
La saison se décale du sud vers le nord et de la plaine vers les coteaux. En suivant les bassins, on peut prolonger le travail sur plusieurs semaines.
Conditions de travail
Il fait souvent chaud en juin. Les journées commencent très tôt, parfois à l'aube, pour cueillir au frais et protéger les fruits. Prévoir :
- casquette, vêtements légers et couvrants, crème solaire ;
- chaussures fermées à semelle rigide pour les barreaux ;
- beaucoup d'eau et des pauses régulières.
Le travail en hauteur demande de l'attention : échelle bien calée, une main pour soi. Voir notre article sur la sécurité au travail agricole.
Salaire et contrat
La cueillette relève de la convention collective nationale de la production agricole. Le minimum est le palier 1 : 12,31 € brut de l'heure, égal au SMIC, soit environ 9,74 € net. Le contrat est un contrat saisonnier, souvent déclaré par TESA. L'indemnité de congés payés est due en fin de contrat. Certaines exploitations proposent un hébergement : voir notre article logé et nourri.
Trouver un poste
Postulez dès mars-avril : les exploitations bouclent leurs équipes bien avant la récolte. Les annonces sont regroupées dans les offres saisonnières en arboriculture et les offres en Auvergne-Rhône-Alpes. Avoir fait l'éclaircissage chez le même producteur est un vrai plus. Ensuite, enchaînez avec les abricots, les pêches puis les pommes.