L'ouvrier en champignonnière cueille, trie et conditionne les champignons de Paris, et participe à l'entretien des salles de culture. Le poste est ouvert sans diplôme, avec une formation sur place. Contrairement à la plupart des emplois agricoles, il n'est pas saisonnier : on produit et on récolte toute l'année.
Le métier au quotidien
La cueillette se fait à la main pour le champignon frais. Le champignon destiné à la conserve est, lui, récolté mécaniquement. Vous travaillez debout, entre des étagères ou des bacs garnis de substrat, souvent avec une lampe frontale ou sous un éclairage artificiel.
- Cueillir : tourner le champignon d'un geste précis pour le détacher sans abîmer ceux qui poussent autour.
- Parer : couper le pied au couteau, retirer la terre de couverture.
- Calibrer et trier : séparer les tailles et les qualités, écarter les champignons tachés.
- Conditionner : remplir barquettes et caissettes au poids, peser, étiqueter.
- Entretenir : nettoyer les salles entre deux cycles, aider au remplissage et au vidage du substrat.
Le travail se fait souvent au rendement : on vous demande un nombre de kilos à l'heure. La cadence s'acquiert en quelques semaines. Les premières journées sont les plus dures.
Les conditions de travail
Les champignons poussent dans un air frais et très humide. Dans les caves troglodytiques, la température reste stable, autour de 12 à 14 °C toute l'année. Prévoyez des vêtements chauds, des bottes et des gants. Les gestes sont répétitifs et sollicitent les poignets, le dos et les épaules : alternez les postes quand c'est possible. Les horaires démarrent souvent tôt, et la récolte suit le rythme des volées de champignons, y compris parfois le week-end. Pour les bons réflexes, voir la sécurité au travail agricole.
Où on l'exerce
Le Saumurois reste le cœur historique de la filière. Selon le Parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine, il réunit plus de la moitié de la production française de champignons de Paris. On y cultivait dans les anciennes carrières de tuffeau. Depuis la seconde moitié du XXe siècle, la production s'est en grande partie déplacée vers des salles de culture climatisées, plus faciles à mécaniser.
On trouve aussi des champignonnières dans le reste du Val de Loire, en Poitou, en Bretagne ou en Île-de-France, où quelques producteurs travaillent encore en carrière. La filière s'est concentrée autour de quelques grandes entreprises, face à la concurrence des Pays-Bas et de la Pologne. Les postes sont donc regroupés sur peu de sites, mais ils recrutent régulièrement.
Formation et accès
Aucun diplôme n'est exigé. Les employeurs regardent surtout votre régularité, votre soin et votre tenue de la cadence. Une première expérience en cueillette ou en conditionnement est un plus. Pour évoluer, un CAPa ou un bac pro en productions végétales aide. Les agences d'intérim et les groupements d'employeurs proposent aussi des missions.
Salaire et évolution
Le salaire ne peut pas être inférieur au SMIC, soit 12,31 € brut de l'heure depuis le 1er juin 2026. Dans le Maine-et-Loire, une convention collective départementale des champignonnières s'applique, mise à jour en 2020. Demandez à l'embauche votre classement, le mode de calcul d'une éventuelle prime au rendement et le paiement des heures supplémentaires.
Avec l'expérience, vous pouvez devenir chef d'équipe de cueillette, responsable de salle (pilotage de la température, de l'hygrométrie et de l'aération), ou passer au conditionnement et à l'expédition.
Trouver un poste
Les offres de champignonnières sont classées avec les offres en maraîchage. Regardez aussi les offres en Pays de la Loire pour le Saumurois. Ce métier est une bonne piste pour les jobs agricoles en hiver.