Autour de Nantes, le maraîchage embauche presque toute l'année : mâche en automne et en hiver, radis, poireaux et légumes primeurs au printemps, et un pic très court pour le muguet juste avant le 1er mai. C'est l'un des bassins où un débutant trouve le plus facilement un premier contrat, puis un poste stable.
Le muguet : quelques jours d'avril très intenses
Le bassin nantais produit plus de 80 % du muguet vendu en France pour le 1er mai, selon la Fédération des maraîchers nantais citée par Terre-net. La Fédération décrit une saison de 6 à 10 jours dans la deuxième quinzaine d'avril, avec des contrats courts. En mars 2026, Pleinchamp estimait les besoins du bassin à environ 10 000 saisonniers, dont 5 000 pour le muguet.
Le travail se répartit en plusieurs postes :
- La cueillette au champ : on tire chaque brin à la main, tige et feuilles comprises, en restant courbé ou accroupi sur les planches.
- Le tri : on écarte les brins abîmés, trop courts ou trop peu fleuris.
- Le bottelage : mise en bouquets, avec les feuilles, à la main ou avec une botteleuse.
- Le conditionnement : mise en cartons ou en seaux pour l'expédition, sous des délais très serrés.
La date exacte dépend de la floraison. Elle peut avancer d'une semaine ou plus selon la météo. Restez joignable et disponible sur toute la deuxième moitié d'avril.
La mâche nantaise : sable, serres et rigueur
La Loire-Atlantique fournit environ 83 % de la mâche française, selon des chiffres de la chambre d'agriculture des Pays de la Loire repris par Pleinchamp. La mâche nantaise bénéficie d'une IGP. Son aire couvre une partie de la Loire-Atlantique, du Maine-et-Loire et de la Vendée.
Le cahier des charges de l'IGP explique ce que vous verrez sur le terrain :
- Un lit de sable d'environ 1 cm recouvre le sol. Il réchauffe la terre et facilite la germination. Le sable de Loire fait partie de l'histoire du bassin.
- Un dessablage soigné : la mâche est sélectionnée, dessablée, lavée et triée avant d'être mise en sachet. Le produit fini ne doit pas contenir plus de 0,1 g de sable.
- Des contrôles de qualité constants : en atelier, c'est votre œil qui fait la différence.
La récolte est souvent mécanisée. L'essentiel des emplois se trouve donc en atelier de lavage, de tri et de conditionnement, et sur la conduite des cultures sous tunnel et en plein champ.
Les autres légumes du bassin
Selon la même source, la Loire-Atlantique était aussi en 2023 le premier département français pour le radis. Le poireau, le concombre, la tomate et les jeunes pousses complètent le calendrier. Les entreprises enchaînent les cultures sous serre, sous tunnel et en plein champ, ce qui lisse l'activité et explique les nombreux postes en CDD long et en CDI.
Salaire et conditions
Les saisonniers sont payés au minimum au palier 1 de la convention collective, soit 12,31 € brut de l'heure depuis le 1er juin 2026. Les ouvriers qualifiés, chefs d'équipe et conducteurs de machines montent dans la grille. Le travail en atelier se fait au frais et à l'humidité : chaussures étanches et vêtements chauds sont indispensables.
Le logement n'est pas toujours proposé, surtout pour des contrats de quelques jours. Beaucoup de candidats viennent de l'agglomération nantaise et du vignoble voisin. Si vous venez de loin, réglez la question du logement avant de signer.
Comment postuler
Le bassin compte environ 200 entreprises maraîchères qui mutualisent une partie de leur recrutement via la Fédération des maraîchers nantais. Pour le muguet, postulez dès février ou mars. Pour la mâche et les légumes, les offres tournent toute l'année : consultez les offres en Pays de la Loire et les postes saisonniers en maraîchage.