L'apiculteur élève des colonies d'abeilles pour produire du miel, du pollen, de la gelée royale, des essaims ou des reines. Beaucoup s'installent à leur compte, mais les exploitations professionnelles embauchent aussi des ouvriers apicoles, en saison ou à l'année. Le salaire suit en principe la convention collective de la production agricole, avec le SMIC comme minimum.
Le métier au quotidien
Le travail suit le cycle de la colonie. L'Onisep le résume ainsi : soigner et développer les colonies au printemps, récolter en été, préparer l'hivernage à l'automne.
- Visites de ruches : enfumoir, lève-cadre, contrôle de la ponte de la reine, des réserves et de l'état sanitaire.
- Élevage : division des colonies, création d'essaims, élevage de reines par greffage de larves.
- Pose et retrait des hausses au rythme des floraisons.
- Transhumance : charger les ruches sur camion ou remorque, souvent de nuit quand les abeilles sont rentrées, puis les poser sur un nouvel emplacement.
- Extraction en miellerie : désoperculation des cadres, extracteur, filtration, maturateur, mise en pots et étiquetage.
- Santé du rucher : traitements contre le varroa, surveillance du frelon asiatique, nourrissement si besoin.
Le métier est physique : une hausse pleine est lourde, et la manutention se fait souvent avec un chariot ou une grue de levage. Les journées s'allongent en pleine miellée et pendant les transhumances. Vous ne devez pas être allergique aux piqûres.
Où on l'exerce
Les employeurs sont des exploitations apicoles professionnelles, des éleveurs de reines et d'essaims, et quelques miellerie-conditionneurs. Le travail au rucher se concentre entre la fin de l'hiver et l'automne. L'hiver est consacré à l'entretien du matériel, la fabrication de cadres et la vente.
- Provence et Alpes du Sud : la miellée de lavande, en été, attire des ruches venues de toute la France. Les exploitations y recrutent pour les transhumances et l'extraction.
- Zones de montagne (Alpes, Pyrénées, Massif central) : miels de montagne et de sapin, transhumance en altitude.
- Plaines cultivées : colza, tournesol, et location de ruches pour la pollinisation des vergers et des cultures de semences.
Formation et accès
- BPREA (brevet professionnel responsable d'entreprise agricole) : plusieurs CFPPA le proposent avec une spécialisation en apiculture, en alternant cours et périodes en entreprise.
- CS apiculture : certificat de spécialisation de niveau 4, enregistré au RNCP. Il s'adresse à des adultes déjà titulaires d'un diplôme agricole de niveau 4, avec un projet apicole.
- Bac pro conduite et gestion de l'entreprise agricole, pour une formation générale d'exploitant.
Le permis B est indispensable, la conduite d'un ensemble avec remorque ou d'un camion est un vrai plus. Une saison chez un apiculteur professionnel reste le meilleur moyen d'apprendre.
Salaire
Une exploitation apicole est une exploitation d'élevage : elle relève en principe de la convention collective nationale de la production agricole et des CUMA. Vérifiez la convention indiquée sur votre contrat. Le minimum est le SMIC, soit 12,31 € brut de l'heure. Un ouvrier qui conduit seul un rucher ou gère l'extraction peut viser un palier supérieur, par exemple 13,37 € au palier 5. Les heures de transhumance de nuit et de miellée sont des heures de travail, à payer ou à récupérer.
Évolution
Ouvrier apicole confirmé, responsable de miellerie ou d'élevage de reines, puis installation. L'Onisep souligne que l'installation demande un gros investissement et un nombre de ruches important pour en vivre.
Trouver un poste
Les exploitations apicoles publient leurs annonces dans la rubrique autres élevages. Pour un premier contrat d'été, regardez aussi les offres saisonnières. Postulez dès la fin de l'hiver, avant la reprise des visites.